Deux mesures de soutien pour plus de multimodalité

« Les transporteurs se tourneront volontiers vers le rail pour éviter les embouteillages. Mais le manque de matériel multimodal et le coût moyen de transbordement de 40 euros constituent encore trop souvent des freins à la transition. Les aides régionales, par exemple sous la forme d’un bon de transbordement, peuvent apporter une aide non négligeable et, en termes de coûts, elles sont inférieures aux avantages sociaux générés par l’augmentation du fret ferroviaire. »

Paul Hegge, representant du Belgian Rail Freight Forum

Nous sommes fortement dépendants du transport routier de marchandises (75 %), et le coût social en termes d’embouteillages, d’émissions de CO2 et de pollution atmosphérique est énorme. Tout le monde s’accorde à dire que le glissement vers le fret ferroviaire est une nécessité urgente – moins de camions implique moins d’embouteillages, moins d’émissions de CO2 et, par conséquent, moins de pollution atmosphérique. Des chiffres respectivement 9 et 8 fois moins élevés.

Aujourd’hui cependant, le coût du transbordement de la route vers le rail (40 euros en moyenne par conteneur) constitue encore trop souvent un frein pour les transporteurs. Cependant, le coût du transbordement est largement compensé par les multiples avantages sociaux (ou coûts évités) que génère une augmentation du fret ferroviaire.

 

Avec Febetra, nous avançons deux mesures de soutien aux transporteurs ferroviaires :

  1. Une aide à l’investissement qui rembourse aux transporteurs routiers le budget consacré au transport multimodal de marchandises et l’achat d’équipements de manutention pour passer d’un mode de transport à l’autre.
  2. Un chèque de transbordement de 40 euros par unité qui encourage et dédommage les transporteurs routiers pour le transfert vers et depuis le mode de transport le plus socialement efficace.

À combien s’élève la facture ? Un budget de 30 millions d’euros par an suffira à désengorger la route de 750.000 unités. C’est une bagatelle par rapport aux avantages sociaux : chaque année, nous perdons 1.000 heures par jour de travail à cause des embouteillages en Belgique, et 125 millions d’euros en coûts sociaux. 

Où trouver cet argent ? La taxe kilométrique actuelle et toute future taxe sur les émissions de CO2 sont des sources potentielles. Ces taxes ont pour effet de décourager l’utilisation des camions sur de longues distances en Belgique et d’encourager la réflexion multimodale des transporteurs routiers. C’est en quelque sorte faire d’une pierre deux coups.

Le transport routier reste essentiel pour la logistique en Belgique. Cependant, afin de consolider la position de notre pays en tant que plaque logistique tournante de premier plan en Europe, nous devons trouver un meilleur équilibre entre les modes de transport et assurer la fluidité de la mobilité. Le rail et la navigation fluviale sont parfaitement complémentaires de la route à cet égard.

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